tempérament
Aucune prise dans le mot ne permet de deviner qu’il s’agit d’une façon de répartir les écarts de justesse entre les notes d’une gamme.
Aucune alternative proposée à ce stade.
Modifiée le
Pourquoi c’est confus
Le tempérament désigne la manière dont on répartit, entre les douze notes, l’impossibilité mathématique de les accorder toutes justes en même temps. C’est un compromis, et chaque époque a choisi le sien.
Le mot n’offre aucune prise. « Tempérament » évoque un caractère, une humeur ; au mieux, pour qui connaît le verbe, une idée de modération. Rien n’oriente vers un partage d’imperfection entre des intervalles, et le débutant ne peut pas même formuler d’hypothèse fausse : il n’a aucune hypothèse.
Suggestion
Aucune à ce stade. « Répartition des écarts » décrit l’objet mais perd l’usage adjectival — on parle d’un clavier « bien tempéré » —, et aucune formulation courte n’a encore paru convaincante.
Risques
Le terme est porté par un titre que tout le monde connaît, et le renommer rendrait incompréhensible la référence la plus citée de la discipline. C’est un cas où le coût de la réforme pourrait dépasser le bénéfice, et la fiche existe pour poser la question, pas pour la trancher.
D’où ça vient
« Tempérer » au sens de doser, mélanger dans de justes proportions. L’accordeur tempère les intervalles comme on tempère un métal : en atténuant les excès. L’image était claire pour qui pratiquait les deux métiers.